12/01/2010

Private joke sur post-its; mur de la cuisine.


Il commence à y avoir à la rédac une accumulation de petites choses que je m'empresse furtivement de noter dans mes carnets. Des anecdotes, des engueulades, des jambes qui se frôlent lascivement sous les tables. Des messe-basses, des phrases cultes, des bruits de couloirs. Du burlesque, du tragique, de l'épique dans la façon dont les gens s'admirent/s'aiment/se chiffonnent. Ca grouille, c'est vibrant, et tous les jours je suis aux aguêts, consciente que ma présence a quelque chose de contre-nature, puisque je ne suis que stagiaire. Je ne suis que la petite souris qui s'excite à pianoter sur le Mac de l'openspace, au fond du couloir des grands bureaux. Je ne suis là que pour quelques semaines, je déballe à peine ma valise qu'il va falloir de nouveau tout déménager. Je sais me faire oublier. Alors j'entends tout, je vois tout. "Alain Gresh boit les Nespresso bleus" est pour le moment l'info la moins subversive de mon carnet.

4 commentaires:

virg a dit…

ça doit réveiller le matin tous ces bidules fluo

alex a dit…

les Nespresso bleus c'est les allongés?

la jouz a dit…

ouai!

clem a dit…

ce mur, c'est trop cool ! moi je fais une collection d'aimants père dodu :)