12/02/2009

Littlest Things.

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C'est comme une mémoire secouée, écrasée, mise au shaker. On pense qu'il n'y a plus rien, que tout est réduit en bouillis, que tout est liquéfié, mais non; mixé, dilué, ramolli, ça se digère mieux. On pense que les choses sont fades après la douche froide, on pense que les choses sont fades après l'attente, après le doute; mais non, elles sont plus intenses, elles ont le goût acide de la torture et l'acidité de la patience. On pense qu'on est seuls, que l'entourage n'a pas senti, mais non; tout le monde a compris. On pense qu'il y a du vide, mais on ne voit pas la présence. Latente. Mais la présence quand même. Et on se réveille avec l'envie, un jour, de dire "merci", "écoute, merci ... vraiment", mais on ne le fait pas car aux mots l'on préfère la naïveté, la légèreté, la latence; en somme.
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3 commentaires:

marco a dit…

cute again!

luniss a dit…

je me tortue à essayer de comprendre le sens de ce texte très joli mais très hermétique :/

alex a dit…

regard de chipie